9 novembre à 18h30 – 19h30
D’un simple « baiser monnayé » à la »lutte avec son ombre » ou encore de l’exercice du « hulahoops » en fils barbelés, l’art de la performance défi les codes traditionnels des arts plastiques. En solitaire ou en collectif, la performance est un art de l’éphémère et du temps suspendu. Son principal outil et sa principale matière est le corps de/ou des artistes. Ce corps peut être acrobatique, athlétique, hurlant, saignant, dansant, séduisant ou révulsant. Ce corps, souvent nu dans une recherche de grande authenticité et sincérité, se veut le porteur de messages essentiels sur la nature humaine, sur les tragédies intimes, sur la capacité de résister ou la nécessité de lutter.
De corps à corps et à fleur de peau, l’art de la performance déploie un vaste vocabulaire d’émotions, d’expériences v visuelles, sensorielles, d’interrogations sur notre relation au monde et à autrui, sur nos capacités aussi à regarder sans fléchir ou à voir sans s’engager.
Affichant ses sources historiques dans les mouvements d’avant-garde du début du 20e siècle – Dadaïsme, Futurisme, Surréalisme, Expressionnisme – l’art de la performance est aussi un choix politique. Polymorphe et polysémique, cet art est aussi « hors du temps » renouant avec certains rites sacrés (bacchanales et pratiques expiatoires…). Profond et démonstratif, il lui arrive de se construire aussi théâtralement, son esthétique s’enrichissant alors de références historiques et picturales.
Cette conférence présentera un large panorama d’artistes performeurs.euses, de troupes performatives. Entre engagement et utopie… entre conscience et volonté… De chair, de sang, de boue, de larmes et de pigments… remodeler l’expérience du monde
Maniasuki : Artiste enseignante, historienne de l ‘Art de formation, peintre par passion, médiateur culturel par Conviction, conférencière par vocation
Gratuit // Entrée libre



